lundi 17 mars 2014

BRÈVE ANALEPSE CARNAVALESQUE


Une fois dans ma vie j'ai vécu le Carnaval au Brésil, c'était à Nova Friburgo (état de Rio de Janeiro) il y a quelques années de ça. Une expérience que je n'oublierai jamais et que je comptais retrouver ici, mais malheureusement, ça n'a pas été le cas...
Premier soir de Carnaval, nous décidons de sortir avec Mc, Sergio, Aurélie et ses amis, pour assister à un concert de musique populaire brésilienne. Il avait lieu dans une rue assez étroite tout près de chez moi. A notre grande déception, nous nous rendons compte, Mc, Sergio et moi que nous n'apprécions guère ce style musical et nous ne reconnaissons pas du tout le carnaval que nous avions l'habitude de vivre ou regarder. Nous nous retrouvons au milieu d'une foule monstrueuse, où les gens sautillent, dansent et surtout, où les gens boivent massivement. Quelque masques, oreilles de lapin, sert-têtes lumineux dépassent des milliers de têtes devant nous, mais rien ne pétille réellement.
Nous finissons par nous séparer des autres qui cherchent à s'approcher au maximum de la scène et nous cherchons à faire demi tour pour sortir de cette impasse engloutissante. J'avais quand même osé prendre mon appareil photo dans un petit sac à main, mais hors de question de prendre une photo dans ce fourmilier géant, j'avoue que je ne faisais pas ma fiérote dans la foule...
Dans notre difficile trajet vers la sortie, nous croisons une femme complètement hors d'elle qui se promène en tenant un verre bien rempli au dessus de sa tête. A nos côtés se trouve un homme costaud qui commence à s'énerver de voir tout ce liquide d'origine non identifiée couler de partout. Il craint d'en recevoir sur lui et demande à la dame qui à cette heure là se trouvait plus en train de danser avec Dionysos que sur notre planète terre:
- O qué que tem no seu copo? E agua? O qué que é?
Et notre chère comadre répond d'un air ironique et moqueur:
- Claaaaaaro! E agua MI-NE-RAL!
Mais nous nous rendons bien compte qu'il est peu probable qu'une innocente fêtarde de la sorte ne boive que de l'eau bénite par temps de carnaval, ainsi l'homme en question s'est brusquement saisi du verre de la dame qui, prise de fureur, lui a littéralement jeté tout le contenu de son verre en plein visage.
Toute cette vive action avait lieu tout juste sous notre nez, il nous était impossible de faire un pas de côté ou en arrière pour fuir le drame car nous étions comme des poulets d'élevage concentrés sur un minuscule périmètre. 
Et bien sûr, ce qui devait arriver...
L'homme rugit comme un lion après s'être pris un verre de pure cachaça dans les yeux, et sans réfléchir, endiablé par les veines rouges qui avaient assiégé ses yeux, il balança un coup de poing démesuré sur la dame qui passa bien devant mon petit nez et qui fit retentir l'alarme générale de mon système nerveux. Après ça, tout est allé très vite, tout le monde s'est jeté sur l'homme, la dame, le verre, par terre, de l'eau, la foule, Dionysos, oreilles de lapin, HOMEM NÃO BATE MULHER SEU MALUCO!, adrénaline et panne électrique de mon cerveau. Heureusement la main de ma sœur m'a rapidement sortie de là et au plus vite nous avons évacué les lieux. Une bonne demi heure pour parcourir les 50 mètres qui nous séparaient de la rue dégagée et nous voilà ici, à Natal, au Brésil, en Amérique du sud, en train de vivre le carnaval au plus profond de ses sanglantes entrailles.
Non je ne conseille à personne cette expérience carnavalesque.


Ce que je peux vous montrer du carnaval de Natal, c'est ce que je n'ai pas pu voir. Mais c'est toujours intéressant pour les passionnés de samba:




1 commentaire:

  1. Les carnavals sont le lieu idéal pour une beuveurie géante au Brésil comme en France je vois.. On t'attend ici avec impatience pour casser les cannettes ! ;)

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