jeudi 30 janvier 2014

LE VOYAGE:

[ Retranscription de mes notes de voyage ]

25/01/2014-26/01/2014

Départ prévu à 20h20. Entrée dans l'avion vers 19h35. Les « au revoir » sont faits : l'aventure commence !
Je découvre une nouvelle compagnie aérienne : TAM. J'entre dans l'oiseau mécanique blanc et rouge et j'aperçois les premières classe déjà bien installées, mangeant des cacahuètes et sirotant je ne sais quel liquide jaunâtre dans des verres à pied. L'ambiance y est paisible, détendue et silencieuse, parsemée d'une petite touche de musique classique aérienne. Les passagers semblent calmes et polis, avec néanmoins un petit regard hautain jeté sur les bêtes sauvages de la classe économique qui s'entassent derrière le petit rideau à rayures en beuglant et s’agitant sans arrêt.
Bête sauvage que je suis, je continue à marcher à la recherche de ma place : 34E. À première vue, elle semble normale, mais lorsque je me rends compte que le petit E veut dire ici :

« Eeeee casseta ! Tu seras bieeen au milieu de l'avion, sans fenêtre, et avec 2 personnes à tes côtés »

tout de suite la place paraît moins alléchante...
Bonne nouvelle cependant ! Je suis au milieu, mais la place à côté de moi est restée vide !
C'est parti pour 11 heures de voyage avec pour seul ami mon petit écran vidéo posé sur le fauteuil devant moi, Toda la tierra, et mon petit carnet de « Notes de voyage ».

Ah ! Et nous les classes économique, nous n'avons pas eu de cacahuètes ni de verres à pied, mais un petit bonbon bien brésilien, avec ce goût de leite condensada qui coule sur nos langues et éveille en nous, les grands enfants descendants brésiliens, le processus de réminiscence de la madeleine de Proust. C'est toute une enfance dans le jardin de vovó et vovô, à courir autour du chalet et aller voir la grande grenouille verte derrière la maison, que ce bonbon classe économique fait surgir dans mes pensées. Alors que ces vils cacahuètes, elles, ne font que gaver des estomacs, déjà bien gâtés, d'huile d'arachide salée.

* * *

Dans l'avion, j'ai aperçu:
- Uma tripulação multiculturelle,
- Des hôtesses élégantes et très maquillées,
- Un monsieur bem barrigudo s'énerver pendant une demi heure sur son écran tactil,
- Un étonnant oxymore:


Qui nous offre sur un plateau: du chocolat bio et équitable pour favoriser une économie solidaire entre les peuples; et une superbe promotion de la Coupe du Monde 2014, tout aussi équitable! Pour donner de quoi se divertir à quelques fanatiques du foot et continuer à laisser la population planter son cacao et mourir de faim et de manque de soins.
- Et enfin, j'ai aperçu une femme toute fière et ravie d'emporter avec elle un exécrable manteau en authentique fourrure de je ne sais quelle pauvre bête, bien parisien, donc "chique" et susceptible d'être admirable pour les congénères de son espèce. Un manteau qui, bien évidemment, aura toute son utilité au Brésil, où les températures minimales sont d'au moins 20 degrés!

Pour approfondir la question: 



* * *

LES MOTS DE L’ARRIVÉE:
- Sommeil
- Chaleur
- Português do Brasil invadindo os meus ovidos e a minha lingua
- Bagages
- Check-in
- Sommeil qui pique
- Et attente... pendant 5 heures

J'ai enfin trouvé un banc où m'asseoir et patienter, le confort de Guarulhos n'a rien à voir avec celui de Charles de Gaulle où des fauteuils reluisants sont à notre disposition, des prises de courants, des ordinateurs, du WIFI et même des consoles de jeux!
Ici, la sobriété règne, les places assises sont rares et toutes trouées, les gens discutent entre eux, même sans se connaître, ou regardent les passants de l'aéroport pour faire passer Chronos.

 
* * *

 LE SECOND VOL:
 Il m'a fallu deux vols et 5 heures d'attente pour que dans ma tête ça commence à parler plus que portugais.
J'ai hâte d'arriver, il fait froid dans les avions, mes genoux crissent et mon corps commence à se figer de fatigue.
Je veux sentir l'air chaud embrasser mon corps glacé par le froid du voyage;
Je veux voir l'océan, introduire mes mains dans l'eau salée et enterrer mes pieds dans le sable tel un arbre ayant retrouvé sa Pacha Mama d'origine;
Je veux faire l'étoile dans l'océan pour entendre l'apaisante mélodie des fonds marins, qui, avec le va-et-vient du sable au rythme des vagues, emplie mon âme d'énergie terrestre...

1 commentaire:

  1. MDR j'adore XD oui et comment Alicia il fait tellement froid au Brésil !!!!!

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